Au cours de la cérémonie, M. Ndiaye a été suivi dans son geste par les ministres Kalidou Diallo (Education) et Moussa Sakho (Enseignement technique et Formation professionnel) qui ont remis chacun 500.000 FCFA, tandis que le maire de Gorée, Me Augustin Senghor a donné 200.000 FCFA.
Lancée sur ‘’l’île mémoire’’ de l’esclavage des noirs et port de départ de milliers d’Africains vers les Amériques, cette semaine de solidarité est prévue dans toutes les écoles du Sénégal, dans les établissements et structures du ministère de l’Education. Elle est intitulée : ‘’Un élève un geste, un enseignant, un geste’’.
Les enfants d’Haïti, ‘’Première République noire’’, sont de plus en plus la cible de réseaux extérieurs de traite d’enfants, d’adoption sauvage depuis qu’un violent séisme de 7,5 sous l’échelle de Ritcher a secoué l’île, le 12 janvier dernier, créant le chao et la séparation de plusieurs enfants de leur famille.
Le président Abdoulaye Wade a annoncé avoir ‘’préparé un projet de loi’’ pour un ‘’prélèvement obligatoire’’ de trois jours sur les salaires des agents du public et du privé du pays, en vue d’aider Haïti. Diverses réactions ont accueilli sa proposition passant de l’acceptation à la réserve, des syndicats de travailleurs en particulier.
Son gouvernement a déjà décidé de verser un million de dollars (environ 500 millions de FCFA) en guise de solidarité au peuple haïtien. Le Parlement sénégalais, convoqué en session d’urgence sur la situation en Haïti, a décidé de donner une contribution de 50 millions de FCFA pour venir en aide aux survivants du séisme en Haïti.
Selon RFM, le maire de Gorée s’est félicité du choix de sa commune pour abriter la cérémonie officielle de l’opération nationale de solidarité. Me Senghor a également fait part de sa compassion et de l’importance de faire un geste pour Haïti.
Selon lui, le tremblement de terre ouvre ‘’une douleur noire’’. Le maire de l’île de Gorée a noté les liens privilégiés entre les deux îles symboles de l’esclavage des noirs.
Sur la côte ouest africaine, Gorée, Ouidah (Bénin), Elmina, Cape Coast (Ghana) sont les principaux points d’embarquement des esclaves africains vers les Amériques, commerce entretenu par des négriers européens sur trois siècles (16-19-èmes).
A l’ouverture de la cérémonie, Moustapha Sène, professeur d’histoire et de géographie a prononcé une leçon inaugurale sur l’histoire de Haïti, les luttes et la dignité de son peuple.