Augures Nom donné à la fois aux prêtres de l’Antiquité qui établissaient des prédictions en interprétant les présages* ou les prodiges*, ainsi qu’aux phénomènes eux-mêmes. L’art augural, basé sur l’observation des phénomènes naturels, fut imaginé par les Chaldéens et pratiqué ensuite par les Grecs et les Etrusques. Chez les romains, les augures étaient groupés et, chaque ville possédait ses prêtres dont l’emblème était un bâton* recourbé en spirale à une extrémité, le lituus. L’importance dépassait celle des haruspices*. L’art augural romain était extrêmement codifié et les signes servant à augurer, classés en prodiges ou en présages. Pour examiner le vol des oiseaux par exemple, l’augure devait tracer dans celui-ci un templum*, figure carrée symbolisant un temple d’où il examinait ensuite le ciel. Se tournant vers l’Orient, il partageait symboliquement de sa crosse le ciel en quatre, puis sacrifiant aux dieux avant de prononcer sa prédiction. Aura L’aura désigne pour les occultistes le corps fluidique* ou l’apparence que peut revêtir le corps fluidique qui n’est pas l’apanage des être humains. Les plantes, les animaux possèdent également une aura. Les travaux des savants soviétiques Seymon et Valentina Kirlian ont permis au cours des années cinquante de mettre évidence ce phénomène d’aura en le photographiant.
Les initiés qui ont acquis un certain regard, autrement dit une technique de placer les yeux d’une certaine manière (comme le regard intérieur des bouddhas), voient l’aura. Ce phénomène coloré allant du jaune au noir en passant par toutes les couleurs du spectre est visible. Certains ouvrages établissent des correspondances* entre la couleur de l’aura et l’état de santé ou, encore entre la couleur de l’aura et l’évolution psychique des sujets. Une aura jaune d’or serait la teinte des êtres les plus évolués sur le plan spirituel, fait que l’on pourrait rapprocher de l’auréole d’or – ou corps glorieux* - nimbant la tête des saints chrétiens.
Avesta Voir zend Avesta Axinomancie Divination* par la hache : le devin* interprétait la trajectoire de la hache allant se ficher dans un arbre ainsi que l’inclination du manche de l’arme, la profondeur de l’entaille faite à l’écorce et l’endroit de son implantation dans l’arbre. Support de voyance* comme nous venons de le préciser, la hache possède également une valeur magique liée à la fécondité. Les haches votives et les peintures rupestres préhistoriques attestent déjà cet emploi symbolique. Par la suite, la valeur protectrice de la hache sacrée se retrouve dans diverses traditions. Ainsi, dans les pays de cultes germanique, un hache placée sous le lit de jeunes époux était le gage de futurs enfants vigoureux et sains. En Finlande, pendant la cérémonie du mariage, des coups de hache frappés sur le sol éloignaient tout risque d’ensorcellement* pour les futurs époux. En Suède, le marteau du dieu Thor consacrait l’union entre les jeunes gens et dans de nombreuses provinces subsistait, il y a peu de temps encore le rite de la hache symbolique que le futur couple devait enjamber sur le chemin de l’église. Dans certains pays, en Inde notamment la hache est toujours portée comme talisman* de fertilité. Azoth Sens alchimique : Ce terme qui commence par la première lettre de l’alphabet hébraïque*, et se termine par la dernière lettre (Thau, parfois orthographiée Tau et Taw), de ce même alphabet, revêt une importance toute particulière de début et de fin, de commencement et d’achèvement avec l’alphabet latin. Ce sont les deux premières lettres – AZ – du mot qui donnent cette symbolique. Quant à l’alphabet grec, on retrouve l’alpha et l’oméga – AZO – en première et troisième position. De ce fait il est employé pour désigner le principe du Grand-Œuvre*.
D’ailleurs un ouvrage de Zadith consacré à l’alchimie* s’intitule L’Azoth des philosophes.
Les hermétistes décryptent également le terme « azoth » en jouant avec les sons et les lettres. Ainsi azoth devient-il « azok », puis « asok » et finalement en inversant le sens des lettres, « kaos » ou le « chaos » de Sages*.