Alomancie Divination * recourant au sel comme support*. Les anciens tiraient des présages* de façon crépitaient des grains de sel* jetés dans le feu ou dont ils se dissolvaient dans l’eau. De ces coutumes nous sont restées des dictons populaires et la superstition de considérer une salière ou du sel reversé sur la table comme de mauvais augure*.
.
Alphabet hébraïque Pour les kabbalistes*, et l’origine même des vingt-deux lettres de leur alphabet est sacrée, puisqu’ avec les dix Séphiroth* - ou nombres primordiaux – ces lettres permirent à Dieu de créer le Monde. Ces vingt-deux lettres fondamentales se répartissent en :
- trois lettres mères (Aleph, Mem, Shin) ;
- sept lettres doubles (Beth, Guimel, Daleth , Kaph, Phé, Résh, Tau) ;
aleph, beth, guimel, daleth, hé, waw, zaïn, heth, teth, yod, kaph, lamed, men, num, samekh, ayin, phé, sadé, qoph, résh, shin, tav, thau (alphabet habraïque).
- douze lettres simples (Hé, Waw, Zaïn, Heth, Teth, Yod,Lamed, Nun, Samekh, Ayin, Tzadé, Qoph).
Base de toutes les spéculations des Kabbalistes, ces lettres possèdent une valeur numérique et sont en correspondance* avec l’univers de l’homme. Elles possèdent également une valeur ésotérique. C’est ainsi que Raymond Abellio* a écrit un ouvrage La bible document chiffré où il fait une étude sur les lettres, leur valeur ésotérique et celle secrète des nombres.
Alphabet runique Futhark est le nom germanique donné à l’alphabet runique composé de 24 runes* dont chacune possède un sens divinatoire et un pouvoir magique. Elles sont parfois représentés inscrites dans un serpent runique qui se mord la queue. D’après la mythologie nordique Odin* est le dieu qui, pour avoir accès à la connaissance secrète et sacrée des runes, dut sacrifier un œil à Mimir, le gardien du puits sacré, source de sagesse d’un autre monde. Dans le Hàvamàl (dits du Très-Haut), Odin conte lui-même comment il se pendit à Yggdrasil* neuf jours et neuf nuits avant de posséder les runes.
« (…) Je scrutais en dessous, je ramassai les runes, hurlant, les ramassai, de là retombai ».
Alphabet runique
Fe : richesse, argent, bétail ; Urr : auroche, force virile, mauvais temps ; Purs : géants ; Ansuz : Dieu
Reid : chevauchée ; Kau : torche, furoncle ; Gebo : don ; Yndi : délices ; volupté ; Hagl : grêle
Naud : détresse, misère ; Is : glace ; Ar : bonne année fertile ; Yr : if ; Peord : arbre fruitier, banquet, paix
Eolh : élan ; Sol : soleil ; Tyr : dieu, suprême, victoire ; Beorc : bouleau ; Eh : cheval
Man : homme-dieu ; Lagu/Laukr : oignon, ail, eau, liquide ; Yngi : dieu, arbre ; Odal : patrimoine
Daeg : jour
Alphabets sacrés Voir Alphabet hébraïque, Alphabet runique.
Aludel Terme alchimique désignant l’œuf des philosophes* contenant le compost, ou matière première*, en vue de la transmutation*. L’aludel était en réalisé en verre très épais permettant de suivre la métamorphose des éléments* et placé dans l’athanor* pour être soumis au feu*. Voir aussi Vaisseau.
Ambivalence Théorie selon laquelle chacune des tendances d’un être humain est doublée de son contraire. L’antagonisme de ces tendances est un fait psychologique connu qui crée des difficultés pour chaque être. Voir aussi Tao, Yin et Yang.
Ambre Pour certains auteurs anciens, tels Pline ou Aristote, l’ambre résultat d’une résine végétale s’écoulant de peupliers ou d’aulnes. Voici la version poétique qu’en donne Ovide : les Héliades, filles d’Hélios furent métamorphosés en aulnes et en peupliers. Leur mère tenta de les arracher à ce sort et voulu ôter les écorces qui commençaient à recouvrir leur corps. « Pitié ma mère, je t’en supplie, s’écrièrent-elles, à mesure qu’elle les blesse. Pitié, je t’en supplie ! C’est notre corps qui, avec l’arbre est déchiré. Et maintenant adieu ! L’écorce vient étouffer leurs dernières paroles. Il en coule des pleurs, et goutte à goutte se solidifie l’ambre, né des rameaux nouveaux. Le fleuve transparent le recueille et l’emporte aux femmes latines qui s’en pareront. »
Pour d’autres, il s’agissait d’une résine résultant de l’urine de certains animaux. L’ambre gris est en fait issu des concrétions biliaires du cachalot ; il est d’ailleurs très prisé en parfumerie. Quant à l’ambre jaune, il s’agit de résine fossilisée de conifères. Dédié à Apollon, l’ambre jaune était utilisé à la confection de bijoux et amulettes*. Les chinois de l’Antiquité avaient quant à eux, découvert une autre propriété de l’ambre jaune : celle de s’électriser par frottement sur du tissu et d’attirer ainsi fils ou petits morceaux d’étoffe. Ils sculptaient aussi dans l’ambre de petits animaux qui étaient censés favoriser la fécondité.
En France, au Moyen Age, l’ambre utilisé en poudre était l’ingrédient de certains philtres* d’amour par analogie* avec son pouvoir magnétique. Il passait également pour stopper les saignements de nez et posséder le pouvoir de réchauffer, c’est pour cela que l’on mettait au cou des jeunes enfants des colliers d’ambre.
Ambroisie Du grec ambrotos « immortels » et du latin ambroisia. D’après la mythologie* gréco-romaine, ce serait un aigle* qui aurait offert de l’ambroisie à Jupiter enfant. Ce nectar dont on ignore la composition exacte conférait aux dieux la jeunesse et l’immortalité. Les poètes ont chanté ce nectar des dieux et Homère, dans l’Iliade, cite l’ambroisie comme étant une liqueur rouge.
Ame Du latin anima, souffle vital, âme. Selon son étymologie, l’âme serait le principe animateur de la vie. La conception d’un principe immatériel survivant après la mort diffère selon les traditions optimistes ou pessimistes. Selon Bouddha, par exemple l’âme meurt avec le corps, il n’existe pas d’immortalité pour l’individu. Les peuples de l’Antiquité avaient une conception de la vie dans l’au-delà. Pour les Grecs, Hermés accompagnait les âmes immortelles, idolon étaient représentés comme de petites créatures à force humaine mais ailées. Les bas-reliefs égyptiens illustrent le phénomène de la mort qui est la séparation du corps et de ses deux principes immatériels le ba et le ka , sa conception approchait celle de l’âme. Les chinois croyaient en l’existence de deux âmes ou esprits vitaux : l’esprit vital yin* (P’o), l’âme inférieure en relation avec la vie organique, la circulation sanguine et les os. Si les deux sortes d’âme étaient en harmonie, il y avait équilibre et santé. Au contraire, si se produisait la séparation entre elles, c’était la maladie et la mort. Ainsi il est dit dans le Tao te king* : « Que ton âme corporelle et ton âme spirituelle embrassent l’Unité et tu pourras éviter leur séparation. »
Dans la tradition chrétienne, l’âme immortelle se sépare du corps au moment de la mort. Le Moyen Age symbolisait cette sortie du corps par un oiseau s’envolant de la bouche du défunt.
Dans différentes traditions les âmes reviennent sur terre visiter les vivants. Dans la mythologie nordique, ce retour s’effectue un jour par an. Au Japon, il a lieu également chaque année mais il dure deux jours et porte le nom de « fête des âmes ». D’autres théories, différant les unes des autres, fixent une fois pour toutes le nombre d’âmes. Après le décès, l’âme désincarnée subit un cycle de purification et se réincarne dans un enfant ou dans un autre cycle de vie.
Ame du monde Voir Esprit du monde.
Pages :   1  2  3  4  5  6  7  8  9  10   |