Aruspices Voir Haruspices Aruspiscine Voir Haruspiscine Ascendant Depuis la nuit des temps, les hommes scrutent le grand livre du ciel afin de lire dans les étoiles ce que l’avenir leur réserve. La science astrologique qui fit la renommée des Chaldéens (Apotélesmatique*) codifia à ses débuts les influences du signe solaire, autrement dit le signe zodiacal dans lequel s’était levé le Soleil le jour de la naissance. Ce sont les astrologues grecs qui dégagent cette notion de signe ascendant qui est déterminé par le premier point du ciel où apparaît le Soleil sur l’horizon au moment de la naissance. Ce signe ascendant sera en résonance avec la personnalité profonde de l’être avec son moi, influant ainsi sur son signe solaire*. Le signe ascendant peut se situer dans n’importe quel signe zodiacal (une personne née un 5 Mai aura le Taureau* comme
Signe solaire et pourra être ascendant Sagittaire par exemple), mais l’ascendant peut aussi être identique au signe solaire, telle la Balance, ascendant Balance. Dans ce cas toutes les énergies liées à la Balance se trouvent-elles renforcées, amplifiées. Si une étoile ou une planète se lève au moment de la naissance, elle se trouvera donc proche de l’ascendant. Leurs influences s’additionneront.
Précisons encore que certains aspects* sont donnés comme favorables ; ce sont les aspects trine (120°),
sextil (60°) et semi-sextil (30°). Les aspects défavorables seraient les aspects d’opposition* (180°),
quadrat (90°) et sesquicarré (135°).
Il n’y a cependant pas de bons aspects ou aspects favorables, ni de mauvais aspects ou aspects défavorables. Il faut simplement remarquer que, selon leur position, les planètes combinent leurs influences, fastes ou néfastes, subliment leurs effets ou alors en se combattant, créent des tensions d’inhibition et d’opposition.
Ask Premier homme de la mythologie scandinave. Il fut créé par le pouvoir magique de trois dieux nordiques les Ases*, Odin*, Hönir*, et Lotur. Ask, avant d’être homme était un frêne échoué sur un rivage, souche sans vie. Odin lui insuffla une âme, Hönir lui donna le pouvoir de raisonner et Lodur, enfin lui fit don de la vie avec ses émotions. Un autre arbre, un orme, échoué lui aussi sur ce même rivage, devint grâce aux mêmes dieux Embla* la première femme, compagne destinée à Ask.
Aspecté Sens astrologique : Mal aspecté se dit d’une planète dont les effets sont retardés. Voir planètes rétrogrades, Aspects.
Aspects
Terme utilisé en astrologie* pour désigner la position d’une planète située sur le zodiaque* par rapport à une autre, ou d’un signe par rapport à un autre. Cet aspect sur le zodiaque. Deux planètes situées au même degré du zodiaque sont dites en conjonction (0°). En mesurant ainsi les distances séparant deux planètes, on obtient successivement les aspects suivants :
- en conjonction = 60 ° ;
- en dodectil ou semi-sextil = 30° ;
- en décil = 36° ;
- en semi-carré = 45° ;
- en sextil = 60° ;
- en quintil = 60° ;
- en carré ou quadrat = 90° ;
- en trigone ou trine = 120° ;
- en sesqui-carrré = 135° ;
- en biquintil = 144° ;
- en quinconce = 150° ;
- en opposition = 180°.
Il est à noter que les astrologues tolèrent que les aspects ne soient pas calculés à un degré près. L’écart toléré – ou orbre – peut varier selon les auteurs de trois à dix degrés.
Astrologie Aux yeux des hommes et depuis la nuit des temps, le ciel a été considéré comme un monde de signes à déchiffrer. Dans un univers clos et délimité, les Anciens faisaient correspondre phénomènes célestes des événements terrestres, y voyaient l’intention des Dieux à leur égard et leur influence sur leur destin*. Les ziggourats élevées par les Sumériens étaient destinées à établir un lien entre le ciel et la terre, et leur cosmogonie attribuait des planètes à leurs dieux. Les Chaldéens, célèbre astrologues (Apotélesmatique*), avaient compris que les effets des planètes n’étaient pas ressentis uniformément par l’ensemble des hommes, mais que leur science s’appliquaient à la société tout entière et les thèmes astraux étaient établis non pour un individu mais à l’occasion de grands événements. Ce sont les astrologues grecs qui établirent l’astrologie telle que nous la connaissons aujourd’hui avec les notions d’ascendant*, de signe solaire*, de milieu du ciel*, de fond ciel*, de zodiaque* et des douze maisons*. Des correspondances* entre le corps humain et les planètes traditionnelles* refléta l’homme à l’image du cosmos*, microcosme reflet du macrocosme. Tout comme l’alchimie* est la mère de la chimie moderne, l’astronomie dérive de l’astrologie. Ces deux sciences aujourd’hui distinctes n’en formaient alors qu’une, car elles reposaient sur les analogies* et les correspondances*. Astrologie médicale Cette astrologie* est l’art qui consiste à appliquer un traitement médical selon un aspect astral favorable ou une opportunité astrale. A titre d’exemple, administrer un remède vermifuge sera plus efficace s’il tient compte de la lunaison. Ptolémée dans sa tétrabible précisait que les Egyptiens (qui ont fait le plus progresser cette science) : « joignent toujours la médecine aux prédictions astronomiques, et ne nous eussent jamais laissé tant d’antidotes et de moyens de détourner par certains remèdes les maux futurs ou présents communs ou particuliers, s’ils eussent été dans l’opinion qu’on ne les peut gauchir ou d’éviter. »
« De plus, aux prédictions qui servent à l’usage de toutes choses, ils ajoutèrent des remèdes qui, par l’aide de la nature, ont des effets contraires, leur donnant le second rang après le nécessaire et appelant ces choses la Iatromathématique*, afin que de la contemplation des astres, ils puissent juger des tempéraments, des événements futurs et des propres causes de ces choses. » Cette astrologie médicale tient compte du terrain et des prédictions de l’individu. Il existe par ailleurs une analogie* entre certaines substances, certaines plantes, certaines drogues et les signes du zodiaque.
Astromancie Elle est une vision prophétique de l’avenir prenant pour base l’astrologie*. Elle cherche à lire l’avenir directement dans le ciel et s’oppose en cela à la géomancie* qui cherche ses réponses en interrogeant la terre, le sol. On peut considérer qu’une part inconsciente de l’homme enregistre l’ensemble des forces invisibles et subtiles qui l’entourent. En interrogeant le sol, ce sont de cailloux ou de points. Le thème géomantique serait alors un miroir du thème astral du consultant, le reflet de sa situation au sein de l’univers. Athanor Terme désignant le fourneau des alchimistes* où était placé l’œuf philosophique* contenant la matière première* à transmuter*.
Dans un ouvrage clé L’Entrée ouverte au palais fermé du roi de Eyrénée Phillathète*, rédigé en 1645, l’auteur donne une description détaillée de cet instrument. « Au-dessus du sol, ou fondement, il faut une petite porte, pour ôter les cendres, de trois ou quatre pouces de hauteur, ou un peu plus ; qu’on y place une petite grille avec une pierre qu’on y adaptera ; un au-dessus de la grille, à la hauteur d’un pouce, il y aura deux trous pour permettre l’accès au nid, complètement clos par ailleurs et soudé au flanc de la tour. Les trous auront environ un diamètre d’un pouce, le nid une capacité de trois ou quatre œufs de verre, mais pas davantage. La tour et le nid ne doivent pas comporter la moindre fissure ; il ne faut pas que le nid descende plus bas que le plateau, mais le feu peut toucher directement le plateau et sortir par deux, trois ou quatre trous. Le nid doit avoir un couvercle avec une petite fenêtre dans lequel un verre d’environ un pied de haut puisse tenir ou alors il lui faut être placé au sommet. Tout étant ainsi disposé, placer le fourneau dans un lieu éclairé ; introduit les charbons par le haut , d’abord les charbons ardents, puis d’autres ; enfin, condamner le haut grâce au couvercle, que l’on joindra avec des cendres tamisés. Dans un tel fourneau, tu pourras mener l’œuvre à bien, du début à la fin. »