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  Mercredi 8 septembre 2010 - Aujourd'hui la Journée internationale de l'alphabétisation

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Dictionnaire ésotérique
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I Ching
Voir Yi King et Wilhelm (Richard)

Iatromathématique
Science qui associe astrologie* et médecine, elle connut un grand développement dans l’Antiquité égyptienne. Voir Astrologie médicale.

Illuminisme
Nom donné à la doctrine fondée sur la possibilité de bénéficier de la lumière de Dieu sans pour autant faire partie de l’Eglise. Cette doctrine fut condamnée et ses adeptes poursuivis. Claude de Saint-Martin* fut un fervent adepte de l’Illuminisme qui devint un mouvement occulte – la maçonnerie occulte.

Imbibition
Terme utilisé en alchimie* pour désigner un procédé d’humidification de la matière* grâce à une goutte à goutte se produisant pendant la distillation ou la sublimation* : les vapeurs, en se recondensant au fond du flacon, humectant ainsi doucement la matière ou la pierre philosophale*. Nicolas Flamel* indique par exemple dans son Livre des figures hiéroglyphiques que, pour parvenir à la blancheur étincelante de la pierre au blanc, ce qui importe est la qualité des imbibitions. « Il faut imbiber en ce premier temps doucement et avec épargne donnant alors à la pierre peu de lait. »

Impératrice (L’)
Troisième Arcane majeur du Tarot*, l’Impératrice est représentée assise, de face, sur un trône de couleur chair, le regard tourné vers la gauche. Elle est vêtue d’une longue tunique bleue* (féminité extérieure) découvrant une jupe rouge* (masculinité intérieure), rouge comme le dôme de sa couronne. Sous sa poitrine, une large ceinture or souligne sa féminité. Placée sous le chiffre III (trois*), l’Impératrice résulte symboliquement de l’addition du I (le Bateleur*) – l’action – et du II ( la Papesse*) – l’intuition. Troisième personnage de ce ternaire*, elle incarne l’intelligence. Le chiffre III (premier nombre « géométrique », car il faut au minimum trois points pour dessiner une figure géométrique) est symbolisé par le triangle. On retrouve ce rappel du triangle dans les pointes qui ornent le diadème de l’Impératrice et les motifs de son collier. Si l’on compare cet Arcane au précédent, on peut noter que la Papesse voit et saisit de façon occulte, tandis que l’Impératrice assimile ce qui est à l’extérieur d’elle : les idées germent dans son esprit et se développent, elle conçoit par induction. L’Impératrice est liée à la notion de fécondité : couleur chair de son trône, de son écu, de la palme à six feuilles sous son bras gauche. Fécondité animale, symbolisée par l’aigle, fécondité humaine, fécondité de la matière… De ce personnage aux fonctions impératrices (qui symbolise le côté physique et concret de la Nature), et qui porte ses attributs temporels, émane un sentiment de puissance : puissance de la Nature fécondée, de la matière fécondée et l’évolution qu’elle implique. L’aigle* de son écu est encore en pleine croissance, en pleine évolution : son aile gauche est repliée et son aile droite ébouriffée ; il n’a pas encore l’aspect imposant de l’aigle royal de l’Empereur* (IIII) qu’il va devenir. L’Impératrice le porte d’ailleurs sur son sein comme un petit. Cet emblème or souligne le caractère spirituel de l’Impératrice. Dans sa main gauche, elle tient le sceptre symbolique du globe surmonté de la croix. Il représente la Terre, la matière fécondée par les quatre éléments, les quatre branches de la croix : elle est à l’arrière du globe contrairement à celle du sceptre de l’Empereur qui est vue de face cachée ou l’envers des choses. Ce sceptre, tenu obliquement, repose à la hauteur de son ventre, plus exactement de son sexe. A la lumière de ces détails, se précise la puissance de l’Impératrice qui personnifie la Nature fécondée, celle-ci contenant tous les germes de sa force et de son évolution. Les cheveux blancs soulignent que cette force et cette évolution échappent au plan humain. Comme le livre de la Papesse, dont l’un des bords n’est pas terminé, l’écusson de l’Impératrice n’est pas achevé non plus et fait corps avec ce qui pourrait être une pierre* cubique. Autre détail qui prête à interprétation, le trône de l’Impératrice : les deux montants de ce trône (sortes de colonnes, celle de gauche évoquant une pierre brute et celle de droite une colonne travaillée, cannelée) sont parfois compris comme des ailes… Sur la lame de la Papesse, un dais masquait presque en totalité deux colonnes symbolisant le temple de Salomon, le temple de la connaissance… Sur la lame de l’Impératrice cette connaissance, d’abord brute (colonne gauche du trône), puis élaborée et maîtrisée (colonne de droite), serait le trône sur lequel s’appuie la puissance Impératrice. En transparence de sa robe, sous son bras gauche, entre l’aisselle et la taille, là où s’arrête sa ceinture dorée, on lit la colonne comme si l’Impératrice faisait corps avec elle. L’Impératrice correspond à Binah, la troisième Séphirah*, symbole de l’intelligence et du discernement, et à Ghimel, troisième lettre de l’alphabet hébraïque*. Cette lame interprétée dans son sens positif représente l’intelligence, la conception des idées, le savoir, l’idéal, la réflexion, les énergies matérielles, la puissance fécondante et virilisante (pomme d’Adam visible). Elle incarne aussi la créativité, la femme séduisante, la maternité. La lame renversée incarne une femme mauvaise, de mœurs dissolues, ou ayant envie de pouvoir.

Incantation
Hymne psalmodié ou chanté pour les évocations* de dieux, d’esprits* ou de morts, l’efficacité de l’incantation étant basée sur la magie du verbe et sur la puissance des paroles dans les formules incantatoires prononcées. Cette croyance est d’ailleurs commune à tout l’Orient. Les Esséniens, par exemple, étaient tenus par serment de ne jamais révéler le nom des anges, parce qu’ils croyaient que l’invocation* de leurs noms possédait une puissance magique capable d’opérer des sortilèges. Les kabbalistes* partagèrent, eux aussi, cette croyance. Les juifs étaient persuadés qu’un démon appelé par son nom était obligé d’obéir à l’ordre qui lui était intimé.

Incubation
Appellation donnée à l’ensemble des rites observés dans le but de provoquer les songes* prophétiques. Pratiquée dans l’Antiquité par les Egyptiens et les Assyro-Babyloniens, c’est en Grèce que l’incubation connut la plus grande faveur. Les pythies*, les sibylles* ou les devins*, que l’on consultait pour l’avenir, exécutaient ainsi certaines ablutions* rituelles, formulaient des incantations* magiques, procédaient à des fumigations de plantes comme le laurier, mastiquaient des feuilles et des graines de plantes jugées stimulantes et utilisaient des amulettes*. De simples consultants pouvaient également dormir dans un temple afin d’être visités par un dieu pendant leur sommeil.

Initiation
Désigne le travail personnel et intérieur d’un adepte pour parvenir à la révélation de doctrines secrètes ésotériques ou religieuses et à la connaissance. L’initiation qualifie également la cérémonie faisant passer l’adepte par des rites symboliques, comme ceux des mystères d’Eleusis* par exemple, et qui symbolisait son passage d’un monde à un autre.

Initié
Celui qui a accédé à la Connaissance et qui, de l’état de non-initié, est parvenu à celui d’initié. Son initiation* l’a fait passer par une phase symbolique de mort* et de renaissance*, soulignant de cette manière son accession à un nouvel univers secret et sacré.

Invocation
Les formules magiques des invocations étaient destinées à appeler ou à chasser, selon les cas, les entités infernales… voire le diable* lui-même. Les conjurations* qui appelaient les démons* et les esprits infernaux permettaient de demander leur intervention ou d’implorer leur secours. L’invocation, comme l’évocation, repose sur la croyance en la puissance magique des paroles prononcées.



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