Jaune Couleur de l’or et du soufre, le jaune correspond, dans la symbolique* chrétienne, à la sagesse divine, la révélation et la transcendance. Dans le Tarot*, le jaune évoque la spiritualité et l’initiation*.
Jéhovah Nom de Dieu dans les textes sacrés des Hébreux et qui s’écrit avec les quatre lettres hébraïques* Y H W H, il ne se prononce jamais globalement mais lettre par lettre, ce qui donne Yod, Hé, Waw, Hé.
Il a fourni, selon les différentes transcriptions de l’alphabet hébraïque*, les formes Iahvé, Yavhé, Yahvé. Voir aussi Kabbale et Tétragramme sacré.
Jours de la semaine Chacun des jours de la semaine est dédié à une divinité de l’Olympe :
lundi, dies Lunae, est le jour de la Lune ;
mardi, dies Martis, est le jour de Mars ;
mercredi, dies Mercurii, est le jour de Mercure ;
jeudi, dies Jovis, est le jour de Jupiter ;
vendredi, dies Veneris, est le jour de Vénus ;
samedi, dies Saturnii, est le jour de Saturne ;
dimanche, dies Solis, est le jour du Soleil.
Jugement (Le) Vingtième Arcane majeur* du Tarot*, le Jugement représente une créature ailée portant une trompette, placée au-dessus de trois personnages nus dont l’un, vu de dos, apparaît sortant d’une excavation verte, comme la Vérité sort du puits.
Le personnage ailé, ceint d’une auréole blanche, émerge d’une volute bleue en forme de cercle* comportant vingt rayons jaunes et rouges. La trompette jaune brandie par l’ange du Jugement porte une bannière blanche dont la croix jaune découpe la surface en quatre carrés égaux. Ces carrés évoquent la pierre cubique, la lame de l’Empereur* (IIII) et l’or philosophal*. L’ange du jugement symbolise, lui, l’esprit, son auréole blanche soulignant sa puissance sur le monde. La croix de sa bannière rappelle celle des sceptres de l’Empereur* et de l’Impératrice*.
Les personnages placés sous l’ange se détachent sur le paysage jaune (couleur de la spiritualité) et, alors que le personnage central sortant de sa fosse verte est vu de dos, les deux autres personnages l’encadrant sont vus de face : celui à gauche de la lame est une femme jeune, l’autre représente un personnage très âgé. Tous trois ont les cheveux bleus* et sont en contact les uns avec les autres : bras et coudes pour la femme et le personnage de dos, coude et taille avec le personnage de droite (ce point de contact étant à rapprocher de celui de l’As d’Epée* ou celui de la tiare du Pape*).
Les personnages placés de face ont les mains jointes, comme en prière, et regardent la créature émergeant du puits. Pour certains, cette lame montre la résurrection d’entre les morts à l’heure du Jugement dernier. Les initiés* y voient, eux, une phase d’initiation – celle de la renaissance* symbolique – où l’adepte émerge du sarcophage après sa mort initiatique*.
Il est évident que cet Arcane parle de la Connaissance : la réduction théosophique* de XX nous donne le chiffre caché de l’Arcane, soit le deux*, qui renvoie à la Papesse*, l’initié. L’Empereur (la maîtrise matérielle), évoqué par la bannière, se retrouve également dans la décomposition du chiffre symbolique vingt qui est le produit de quatre* par cinq* ; le cinq évoquant le Pape* et la maîtrise spirituelle.
Autre détail évoquant l’initiation : sur le plan symbolique, la chevelure représente l’émanation des forces individuelles et la coiffure la soumission à une autorité. Les deux personnages de face, qui ne voient pas l’ange, ne domestiquent pas leur chevelure alors que le personnage de dos, qui regarde l’ange présente une coiffure rangée avec une sorte de natte* c’est-à-dire qu’il discipline et maîtrise ses forces instinctives, ce qui est le propre de l’initié. (Rapprocher le Jugement avec l’Amoureux*, chevelure bleue pour le Jugement et jaune par l’Amoureux). En somme, on pourrait dire que le spectacle de la révélation divine n’est visible que par ceux qui sont prêts et seul l’initié, comprenant cette révélation cachée, sait discerner le Bien du Mal, le spirituel du matériel. La lame du Jugement pourrait être celle du discernement, de l’éveil à la vie spirituelle. Traditionnellement on associe à cet Arcane la vingtième lettre hébraïque* Resch.
Lors du tirage, cette lame indique une nouvelle vie, une renaissance, l’issue bonne ou mauvaise d’un procès.
La lame inversée symbolise une difficulté à naître, une difficulté à vivre.
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