Nécromancie La divination* par l’interrogation des morts fut pratiquée par de très nombreux peuples dont certains en firent leur art divinatoire majeur. En Grèce, la nécromancie était pratiquée dans l’antre célèbre de Trophonios et, celui qui voulait consulter l’oracle de Trophonios, vêtu d’un suaire, buvait aux sources d’Oubli et de Mémoire, puis était introduit par une ouverture étroite dans une sorte de sépulture artificielle aménagée dans la montagne. Pieds en avant, baigné dans un tourbillon, lui parvenaient dans le noir des bruits et des visions. Après être ressorti les pieds en avant, les prêtres l’installaient sur le trône de Mémoire puis l’aidaient à interpréter ses visions prophétiques.
Des consultations se pratiquaient aussi en d’autres lieux où l’on évoquait les âmes sorties du domaine des Ombres d’Hadès. Dans l’Odyssée XI 14-52, Ulysse raconte « quand j’ai fait la prière et l’invocation du peuple des défunts, je saisis les victimes ; je leur tranche la gorge, sur la fosse où le sang coule en sombres vapeurs, et, du fond de l’Erèbe, je vois se rassembler les ombres des défunts qui dorment dans la mort… »
Pratiquée également par les Etrusques et les Italiens, la nécromancie se retrouve aussi chez les anciens Germains. Dans la mythologie germanique le dieu Wotan s’adresse à une Völva (nom donné aux femmes pouvant prédire) il consulte aussi la tête embaumée de Mimir le géant qu’il a cachée au pied d’Yggdrasil*, l’arbre cosmique, près de la fontaine de Mimir Mimir Brunr, après l’avoir enchanté. Pour obtenir la connaissance en buvant à la source de Mimir, Odin du sacrifier un œil en gage.
Nécromancie Voir Nécromant*.
Nécromant Synonyme de nécromacien, ce terme désigne celui qui invoque les morts pour leur poser des questions et les interroger sur les événements à venir. Parmi l’ensemble des arts divinatoires*, la nécromancie paraissait être la pratique la plus magique, puisque sa puissance permettait de faire revenir de l’au-delà l’esprit* d’un mort. A ce titre, elle fut proscrite et punie de mort dans de nombreuses civilisations.
Il est dit dans le Deutéronome – 18,10 « qu’on ne trouve chez toi personne qui fasse passer son fils ou sa fille par le feu, personne qui exerce le métier de devin, d’astrologue, d’augure, de magicien, d’enchanteur, personne qui consulte ceux qui évoquent les esprits et disent la bonne aventure, personne qui interroge les morts. »
Le roi Saül, effrayé par l’arrivée des troupes philistines, chercha le secours d’une magicienne : « cherchez-moi une femme qui évoque les morts et j’irai la consulter » et, lorsqu’il se fut rendu chez la magicienne En-Dor, lui demanda « Prédis-moi l’avenir en évoquant un mort, et fais-moi monter celui que je te dirai. »
Pourtant lui-même avait condamné de telles pratiques : « Saül avait ôté du pays ceux qui prédisaient l’avenir » I. Samuel, 28,3. Et la magicienne En-Dor, qui ne l’avait pas reconnu sous son déguisement, lui fit bien remarquer ce qu’elle encourait. « Voici, tu sais ce que Saül a fait, comme il a retranché du pays ceux qui évoquent les morts et ceux qui prédisent l’avenir ; pourquoi donc tends-tu un piège à ma vie pour me faire mourir ? I. Samuel 28,9.
Au Moyen Age, la nécromancie était toujours pratiquée (on l’appelait alors nigromancie), et le nigromancien* était associé au diable* dans l’imagination populaire. La reine Isabelle la Catholique fit même condamner l’entrée de grottes où se pratiquait l’évocation des morts.
Nécyomancie C’est une appellation de la nécromancie*.
Neptune (Planète) Sens astrologique : Son idéogramme est composé d’un cercle surmonté d’une flèche ascendante (impulsivité en soi) et d’un demi-cercle concave (réceptivité des idées) qui complètent le trident. Selon cette symbolique, il signifie que la volonté est associée à la sensibilité réceptive.
Avec Uranus* et Pluton*, Neptune est une découverte astronomique récente. De ce fait, elle ne pouvait figurer dans les études astrologiques classiques des Anciens. Les astrologues contemporains les ont dotées de correspondances* à l’instar des planètes traditionnelles*.
Neptune est de nature féminine et son élément est l’eau*. Son domicile* est en Poissons*, son exaltation* en Lion*, sa chute* en Verseau*, son exil* en Vierge* et en Gémeaux*.
Cette planète symbolise la réceptivité, l’inspiration, les facultés psychiques, la médiumnité, le mystère, les forces et les influences cosmiques, le domaine occulte, l’inconscient. Mal aspectée*, elle signifie les illusions, l’apathie, les vices, le suicide
Neuf Traditionnellement, le neuf est formé par le carré de trois* ou le triple de trois, ce qui lui confère des propriétés particulières. Mais il peut aussi s’obtenir en additionnant d’autres nombres. A remarquer : si l’on additionne les 9 premiers nombres 1 + 2 + 3 + 4 + 5 + 6 + 7 + 8 + 9 = 45
Le total 45 donne, par une réduction théosophique* (4 + 5), de nouveau le nombre 9. De même si l’on prend la table de multiplication par 9, chaque produit se réduit de la même manière à 9.
Ce nombre était un chiffre sacré en Egypte et en Grèce.
Nigromancie Terme utilisé au Moyen Age et qui est synonyme de nécromancie*.
Nigromancien Voir Nécromant*
Nirvãna Selon la doctrine bouddhique, le nirvãna est la fin du cycle des morts et des renaissances. Quand le Karma* de l’individu ne l’oblige pas à se réincarner, l’âme* individuelle peut s’anéantir dans le nirvana. C’est cet état de sérénité dont le Bouddha Gautama a dit ses disciples : « Il y a, disciples, un royaume sans terre, sans eau, sans feu, sans air. Ce n’est pas l’espace infini, ni la pensée infinie, ni le néant, ni l’idée ou l’absence d’idée. Ni ce monde, ni autre chose.
« Je ne l’appelle ni une venue, ni un départ, ni une attitude fixe, ni la mort, ni la naissance. C’est sans progrès, sans station, c’est la fin de la douleur. » Udãna, cité dans l’introduction du Bardo Thödol*.
Noir Couleur des ténèbres, du monde souterrain, de l’absence de lumière, le noir évoque, dans le Tarot*, la notion de fécondité souterraine. Dans l’imagination populaire le noir, associé au diable* et à la magie noire*, a une signification maléfique
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