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Dictionnaire ésotérique
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Odin
C’est le dieu borgne de la Guerre et de l’intelligence dans la mythologie nordique. Pour obtenir la connaissance du secret des runes*, Odin dut sacrifier un œil. En échange de ce sacrifice volontaire, le dieu borgne put s’abreuver à la source de Mimir. On représente souvent Odin pendu à l’une des branches d’Yggdrasil*, l’arbre du monde*, ou il resta neuf jours et neuf nuits, le temps d’assimiler cette science secrète. C’est également Odin qui transmit à son tour le secret de l’écriture runique aux hommes. Une autre image traditionnelle d’Odin le représente chevauchant Sleipnir, son cheval* à huit jambes, entouré de ses deux corbeaux* - Hugin et Munin – qui errent au-dessus du monde pour renseigner leur maître. Le thème de la pendaison se retrouve dans d’autres traditions nordiques, et l’on pourrait le rapprocher de l’Arcane XII du Tarot*, le pendu*…

Oeil
L’œil de Jéhovah ou l’œil de Dieu, symbole* de la conscience humaine, est souvent représenté dans un triangle*. En Egypte, l’œil de Rê (voir Udjat) était considéré comme un symbole de l’éternité et peint dans les tombeaux ou encore, porté en amulette*. S’attachant à l’œil les phénomènes de fascination*, d’hypnose et la notion de « mauvais œil ». L’œil, organe de la vue, du regard qui peut être concupiscent, incarne en ce sens la notion de la culpabilité humaine. Quant au troisième œil, il évoque de manière imagée le centre situé symboliquement entre les sourcils et qui permet l’éveil de certains pouvoirs psychiques. Les traditions orientales traitent des techniques d’éveil de ce troisième œil.

Oeuf philosophal
Voir Œuf philosophique.

Oeuf philosophique Ou Ovum philosophicum.
Sens alchimique : C’est ainsi que les alchimistes* désignant le vase dans lequel ils la mettaient les différents éléments, leur matière première* qui devaient servir à l’élaboration du Grand Œuvre*. De l’œuf le vase en avait évidemment la forme mais aussi la destination. Les alchimistes assimilaient alors la génération* des métaux à l’évolution des végétaux ou des animaux, et utilisaient l’union de deux semences, l’une mâle et l’autre femelle. Passé un délai d’incubation, ainsi était engendré le métal parfait. Dans la bibliothèque des philosophes chimiques de Salmon, on trouve la description suivante : « Le mercure des philosophes* (qu’ils appellent la femelle) étant joint et amalgamé avec l’or (qui est le mâle) bien pur et en feuilles ou en limaille, et mis dans l’œuf philosophal (qui est un petit matras fait en ovale) que l’on doit sceller hermétiquement, de peur que rien de la matière ne s’exhale, on pose cet œuf dans une écuelle pleine de cendres, qu’on met dans le fourneau, et lors ce mercure, par la chaleur de son soufre* intérieur, excité par le feu que l’artiste allume au dehors et qu’il entretient continuellement dans un degré et une proportion nécessaire, ce mercure dis-je, dissout l’or sans violence et le réduit (…) » Cet œuf des philosophes, transparent permet de suivre l’évolution de l’œuvre. Dans un commentaire du Mutus Liber*, Eugène Cansseliet* dit de ce verre philosophique « (…) le meilleur est celui de Venise. « Il le faut de bonne épaisseur, limpide, sans bulles (…) mais un bon praticien doit apprendre à faire ses matras lui-même. » Une fois que le matras contient la matière première, « (…) l’artiste scelle le matras au sceau d’Hermès. Il en présente le col à la flamme d’une lampe, de manière à ramener le verre à un état pâteux et ductile. Il doit l’étirer ensuite avec précaution de manière à l’amenuiser au point voulu, tout en s’assurant qu’il ne se produit aucune capillarité par où pourrait s’échapper l’esprit du compost. » L’œuf ainsi scellé est ensuite placé dans l’athanor*. Selon les auteurs, l’œuf est désigné sous les termes de vase, matras, vaisseau* ou aludel*.

Oeuvre au noir - Ouvre au blanc - Oeuvre au rouge
Sens alchimique : Nom donné aux trois stades, aux trois œuvres, qui constituent l’élaboration de la pierre philosophale*, le Grand Œuvre*. Ces trois stades présentaient, lors de leur déroulement, des analogies dont Limojon de Saint Didier* dans sa lettre aux vrais disciples d’Hermès disait « (…) car c’est une vérité, que dans chaque œuvre, le sage Artiste doit dissoudre le corps avec l’esprit, il doit couper la tête du corbeau*, blanchir le noir et rougir le blanc ; (…) » Voir aussi Alchimie, Mercure, Soufre des philosophes et Transmutations.

Ogham
Nom donné à l’ancienne écriture celtique qui ne comporte pas de lettres mais des signes. Les ogham que nous connaissons sont gravés dans la pierre de stèles ou sur de simples pierres. Ils sont constitués de barres horizontales ou obliques réparties le long d’une ligne centrale verticale. Cette ligne était gravée ou, simplement, figurée par une arête vive de la pierre choisie. Un motif – dragon*, serpent* - agrémentait l’ogham qui se lisait de bas en haut. Les Celtes avaient le plus grand respect pour ceux qui comprenaient et savaient graver les ogham. Tout comme les runes*, les ogham possédaient un sens caché, conférait de grands pouvoirs magiques. Les druides* qui étaient de grands magiciens, connaissaient les secrets des forces de la nature et le sens voilé des écritures sacrées.

Ohrmazd ou Ormuzd
Contraction de Ahura Mazda*, dieu de la religion mazdéenne. Voir aussi Mazdéisme et Zarathustra.

Om
Syllabe sacrée qui correspond, selon la phonétique sanskrite, aux trois lettres A U M. En tant que son, OM représente le principe unique, éternel absolu de toute chose : « Filtrant comme de l’huile versée en un jet continu, pareille au bourdonnement d’une cloche sonnant au loin, est l’indicible résonance de la syllabe OM qui la connaît, connaît le Veda*. » Dhyanabindu Upanishad

Omen
Chez les Romains, paroles entendues de façon fortuite mais qui prenaient la valeur d’un présage*.

Omphalos
Du grec omphalos, ombilic. Pierre sacrée s’élevant à Delphes dans le temple d’Apollon et considérée par les Sages grecs comme l’ombilic, le point central du monde. Ce terme désigne aussi, de nos jours, le centre du monde pour différentes écoles ésotéristes (voir Aggartha).



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