Théurgie C’est une forme de magie* qui recourt aux puissances célestes et divines par le biais d’invocations* et d’incantation*.
Elle s’oppose en cela à la géocie* qui s’adresse aux forces infernales. Quant à la magie, elle fait appel à toutes les forces de la nature. La théurgie était tenue par les chrétiens comme une pratique pieuse alors que les autres formes de magie étaient condamnables.
« … On voudrait faire une différence entre ces pratiques, et l’on prétend que parmi les partisans des sciences illicites, les uns, ceux par exemple que le vulgaire nomme magiciens, et qui sont adonnés à la géocie*, appellent la vindicte des lois, tandis que les autres sont également enchaînés aux perfides autels des démons* qui usurpent le nom d’anges », faisant justement remarquer saint Augustin dans son ouvrage De Civitate Dei.
Tir Inna Beo Nom du paradis celte qui signifie « le pays de la vie ». Pour les Celtes, la vie n’était qu’un passage vers cette heureuse où la vieillesse et l’infirmité sont tout à fait inconnues.
13. T’ong Jen (La communauté avec les hommes)
Treizième hexagramme* du Yi King*, Le Livre des Transformations, il est composé des deux trigrammes* K’ien et Li :
Trigramme en haut, K’ien, le créateur, le ciel
Trigramme en bas, Li, ce qui s’attache, la flamme
L’hexagramme symbolise la flamme qui s’élève dans le ciel. Les mouvements des deux trigrammes sont dirigés vers le haut, le ciel est uni au feu. La force est ici extérieure et la clarté intérieure. Dans les communautés humaines, ceux qui travaillent dans la même direction dont les efforts s’unissent tout en restant distincts les uns des autres sont l’image de la flamme se détachant sur le ciel. L’action menée à plusieurs sera couronnée de succès si chacun sait effacer son individualité pour conjuguer ses efforts à ceux de ses frères et de ses amis. Une telle fraternité ne peut être égoïste et permet d’entreprendre une œuvre pour le bien de tous.
Tirage du Tarot Voir Consultation de l’oracle du Tarot. Tirage du Tarot Voir Consultation de l’oracle du Tarot.
Tradition primordiale La tradition (du latin tradere, faire passer, transmettre) signifie très exactement, si l’on respecte l’étymologie du terme, la transmission. C’est bien dans cette acceptation que les occultistes parlent de Tradition primordiale. Selon eux, à l’aube de son histoire, les clefs du savoir par volonté divine. Lien entre l’homme et Dieu, ce savoir primordial a été confié aux mains d’initiés* pour qu’ils le conservent et en transmettent les secrets. Au fil du temps, chaque civilisation, chaque culture auraient détenu, tels les éléments d’un puzzle, de fragments de ce savoir qui ne serait jamais perdu. Il n’y aurait pas eu de rupture dans cette chaîne initiatique, mais simplement occultation plus ou grande selon les époques historiques. La mission des initiés serait, à partir d’éléments, bribes et symboles* recueillis par la tradition dans les différentes cultures, de retrouver ce savoir primordial.
Voir aussi Court de Gébelin et Fabre d’Olivet.
Transmigration des âmes Voir Ame, Karma, Metempsycose, Réincarnation. Transmutation Terme signifiant en alchimie* la métamorphose des métaux vils en métaux nobles. Voici comment la définit Eugène Canseliet*, alchimiste du XXe siècle et disciple du Fulcanelli*, dans un commentaire du Mutus Liber*.
« (…) la transmutation est un phénomène qui fait passer l’espèce, du plan inférieur au plan supérieur, au moyen d’un agent spirituel, véritable semence nommée poudre de projection*. Ce produit merveilleux s’obtient par la putréfaction* réelles d’une substance métallique, laquelle, transfiguré, a la propriété de modifier à son tour les êtres de sa nature. Ceux-ci, sous son action, subissent de même temps une mort et une résurrection promptes, qui les élèvent à leur haut degré de dignité. »
Pour faire de l’or, dit un axiome classique, il faut de l’or. La transmutation permet d’obtenir « un certain or parfait et quintessencié, ramené à son état radical et spermatique ‘’capable’’ d’exalter et de convertir en lui-même ses homogènes ».
Parmi les transmutations célèbres, citons celles de Nicolas Flamel*, Limojon de Saint Didier*, le Cosmopolite*, philalèthe*, Fulcanelli*. Parmi les farouches détracteurs de l’alchimie, qui furent ensuite convaincus de l’existence de la pierre philosophale* et transmutèrent eux-mêmes du plomb en or grâce à la de poudre transmutatoire donnée par des adeptes*, citons Van Helmont* et Scheweitzer*.
Traumatomancie Voir Hématomancie. Treize Les croyances populaires attribuent un double sens au nombre treize, bénéfique pour les uns, chiffre porte-bonheur et maléfique pour les autres (le treizième à table…)
Tout comme le onze intervient après une série close du dix*, on peut considérer que le treize intervient après une série de douze*. Il est donc l’élément de trop, celui qui fait passer d’un cycle à un autre avec ce que ce changement sous-entend d’inquiétudes par l’arrivée d’un nouveau cycle inconnu.
Dans le Tarot, l’Arcane sans nom* porte symboliquement ce chiffre XIII, symbole de renouveau, de renaissance.
Triade, trinité La structure interne des triades, des trinités, des notions trinitaires est régie par le nombre trois*. La notion de Dieu selon le mode de pensée ternaire* et qui se projette en Père, Fils et Saint Esprit est une tri-unité. En suivant des schémas d’analogie on peut établir par correspondance* :
père – mère – enfant
Thèse – antithèse – symbole
Esprit – âme – corps
Passé – présent – avenir
Naissance – vie – mort
Pour les alchimistes*, la trinité est le sceau des éléments et de toute la nature. Ainsi cette illustration, extraire d’un ouvrage du XVIe siècle de Jean d’Espagnet L’œuvre secret de la philosophie d’Hermès, précise-t-elle en légende de cette allégorie que la trinité alchimique est le mercure*, le soufre* et le sel* des philosophes.